Donzelli, Eglise Belleville

Des circuits historiques et artistiques

Au long de ces circuits riches en œuvres sculptées et peintes, sur la route Ligier Richier et comme sur l’itinéraire patrimonial Duilio Donzelli, partez à la découverte d’artistes qui ont marqué le patrimoine meusien.

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La route Ligier Richier : pérégrination à la rencontre d’un sculpteur de la Renaissance

La route Ligier Richier vous invite à découvrir l’œuvre sculptée de cet artiste lorrain de la Renaissance,  Ligier Richier (1500-1567), dont le génie créatif lui a valu d’être comparé à Michel-Ange.

Le circuit peut débuter à l’église Saint-Etienne de Bar-le-Duc où vous pourrez apprécier les sculptures du Christ et des deux larrons et du squelette.

La route vous conduit ensuite au village de Clermont-en-Argonne, où l’église Saint-Didier conserve une remarquable Sainte Femme au Sépulcre attribuée à l’artiste, puis à l’église Saint-Martin à Etain qui abrite une Piéta.

Vous pourrez vous rendre à la petite église de Génicourt-sur-Meuse bâtie au XVIe siècle et admirer la statue de la Vierge.

Le circuit vous emmènera ensuite à Hattonchâtel, où l’église Saint-Maur conserve un imposant retable de la Passion du Christ.

La route Ligier Richier se terminera enfin à Saint-Mihiel, village natal de l’artiste, qui recèle 3 de ses plus belles productions :

  • La Pamoison de la Vierge à l’église abbatiale Saint-Michel
  • Le Sépulcre ou Mise au tombeau à l’église Saint-Etienne
  • La figure de Sainte Elisabeth au Musée d’Art sacré

L’itinéraire Duilio Donzelli (1882-1966)

Duilio Donzelli (1882-1966), artiste d’origine italienne, émigré, sculpture, peinture murale

Un itinéraire patrimonial à découvrir à travers 26 étapes, essaimées sur le territoire meusien, le long de la ligne de front qui fut celle de la Première Guerre mondiale.

Ce circuit épouse en majeure partie le front laissé par les destructions massives de la Première Guerre mondiale, puisque l’artiste œuvra principalement dans des églises de la Reconstruction, à la demande des communes mais aussi des prêtres du diocèse avec lesquels il semble avoir noué des liens privilégiés, bien que non croyant.

La composition de ces peintures s’inspire aussi bien des œuvres monumentales de l’époque byzantine avec la mise en scène du Christ en gloire ou du collège des 12 apôtres (Seuzey, Belleville), que de celles d’époque Renaissance, qu’elle soit italienne ou nordique, à travers des tableaux qui mettent en scène les saints patrons des églises qu’elles embellissent (Mécrin, Kœur-la-Grande).

L’œuvre de l’artiste est également marquée par l’influence des mosaïques, qu’elles soient byzantines, romaines ou contemporaines, avec parfois une touche Art Déco (style très symétrique des années 20-30) perceptible essentiellement dans les motifs ou ses œuvres sculptées (l’autel principal de l’église de Chaillon en est le plus bel exemple).

La palette très colorée, allant des bruns/or aux bleus les plus divers en passant par les jaunes/orangés, se met au service d’un discours très didactique destiné aux fidèles, dans la lignée de l’ère paléochrétienne (premiers temps du Christianisme) à travers une symbolique très prégnante dans quasiment l’ensemble des églises décorées par l’artiste (chrisme, alpha et oméga, poisson, ancre, pélican, phénix, etc…).

Ceci en étant solidement ancré dans son temps, avec la mise en valeur du Sacré Cœur de Jésus par exemple, très populaire à partir de la fin du XIXe siècle, ou encore de la royauté du Christ avec l’instauration en 1925 par le pape Pie XI de la fête du Christ Roi (Rouvrois, Saint-Maurice-sous-les Cotes, Seuzey).

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